2012 01 nov

Interview sur le Cycle du Pourfendeur (fin)

Author: dominique Categories: Interview / article de presse

Suite et fin de l’interview réalisée par Corwen du site Mythologica. net :

Le tome 2 est pour bientôt. Pouvez-vous nous en parler un peu ? Nous présenter une couverture ?

 
Le tome 2 qui s’intitulera « Le crépuscule d’Aegis » est en effet en cours d’achèvement et devrait se trouver dans les bacs en février 2012. Le Doigt d’Uthar a amené le lecteur à croiser le destin de Nori, Huldra, Sanya, Ermegarde, Oubaka et Finarfin au travers des deux quêtes citées précédemment. Il se termine avec les révélations extraites des chroniques de Kharaz sur ce qui menace Aegis et le sursis accordé au Pourfendeur. Un nouvel évènement survient à la toute fin du récit avec l’enlèvement de la grande prêtresse elfe par ces hommes étranges.
Le crépuscule d’Aegis voit les noirs desseins de l’ancien dieu s’étendre dans toutes les contrées d’Aegis. Elinda, le royaume des elfes est frappé par un mal étrange mettant bien à mal son peuple sans compter la disparition de la grande prêtresse. Razum n’est pas en reste, car au plus profond de la cité de Khazad, de folles rumeurs de disparition et de personnes horriblement mutilées circulent. Quant à l’Alandrie, le grand royaume des hommes, là aussi, les graines semées par la divinité ont germé. Si Le Doigt d’Uthar correspond à la face visible de l’iceberg des évènements qui vont venir bouleverser la vie paisible établie depuis la dernière Grande Guerre, Le crépuscule d’Aegis correspond en tous points à la face cachée, on y découvre petit à petit toutes les ramifications du plan machiavélique préparé depuis des dizaines d’années. Il comporte  plusieurs grandes batailles ce qui apporte un changement significatif par rapport au premier opus où le récit était constamment centré sur les personnages. Ce second opus ne ménage pas les personnages et encore moins les lecteurs. Beaucoup de choses seront révélées sur les personnages d’Huldra et d’Ermengarde. Les relations initiées dans le premier tome se développeront encore plus ici, qu’il s’agisse du lien complexe et antinomique entre la princesse elfe et la commandeure des Frères de la Lumière ou de celle existant entre le Pourfendeur et Huldra. De nouveaux personnages feront également leur apparition et apporteront leur lot de surprises. En synthèse, une seconde partie extrêmement riche et qui je l’espère, ravira les lecteurs.
 
 
Avez-vous déjà d’autres idées de livre en dehors du Pourfendeur ?

 
Le troisième tome verra la fin du cycle. Je prévois toutefois d’écrire d’autres livres se déroulant dans Aegis, que cela soit dans une période avant ou après Le cycle du Pourfendeur. Il s’agira donc également de fantasy. J’ai, par ailleurs, quelques autres idées en tête, mais pas suffisamment précises pour en parler aujourd’hui. Qui plus est, je n’ai pas actuellement les moyens de me lancer dans plus d’un projet à la fois et chaque projet s’étend sur plusieurs années. Autant dire j’ai un peu de temps devant moi.
 
Il y a-t-il de grande différence dans la manière d’approcher le premier ouvrage du second ?

 
Oui, clairement. J’ai appris énormément en écrivant Le doigt d’Uthar que cela soit sur la méthode de travail ainsi que sur l’écriture elle-même. Entre la première phrase couchée sur le papier et la dernière quatre ans plus tard, mon écriture et ma façon d’aborder le récit avaient réellement évolué. Aussi, j’ai essayé de tenir compte de tout ce que j’avais pu voir, toutes les remarques que l’on avait pu me faire, les difficultés que j’avais pu rencontrer, les allers-retours de dernier moment avant l’impression pour les anticiper dans mon travail au quotidien pour la confection du second tome. Un des points a été en particulier le fait de travailler directement sur l’écran plutôt que de passer par une première version papier, ce qui m’a évité quatre mois de saisie pas particulièrement intéressante, mais il y en a de nombreux autres.  Un autre point apparaît fondamentalement différent. Il s’agit de la pression. A contrario du Doigt d’Uthar où il n’y avait pas particulièrement d’impératif de date hormis celle que m’imposait l’éditeur, j’ai commencé à sentir une certaine pression pour la sortie du deuxième, les lecteurs que je rencontre me témoignant tous de leur impatience pour l’arrivée du second tome. Je dois avouer qu’il est parfois difficile de faire le grand écart entre les lecteurs qui voudraient avoir le livre immédiatement et le travail restant à faire pour le finaliser, sans compter les questions insidieuses pour essayer de glaner quelques informations. 
 
Dans le premier tome apparaît au loin la possibilité d’une relation entre une elfe et un nain au-delà de la simple amitié. Vous rangez-vous dans la catégorie des puristes où au contraire pensez-vous qu’il faut outrepasser les règles posées – bien involontairement – par Tolkien définissant(en étant un peu réducteur) l’Elfe comme un amoureux de la nature immortel et le nain comme un petit forgeron costaud ?


Il s’agit d’une question délicate, car de ma réponse risquent de filtrer des informations qui ne seront dévoilées que dans quelque temps. Ceci étant dit, je pense que vous avez d’ores et déjà des éléments de réponses dans Le Doigt d’Uthar. Dans mon métier, quelqu’un m’a dit un jour qu’il ne fallait jamais se mettre de barrière. J’en fais autant dans mes récits. Cela ne veut toutefois pas dire que la relation entre Nori et Huldra va évoluer dans le sens que vous indiquez.
 
C’est donc sur ces mystères de cette série que nous allons vous quitter : si nous voulons des réponses, il faudra aller lire Le Crépuscule d’Aegis… Merci Dominic pour votre temps !

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