2012 18 juil

Interview à propos du Cycle du Pourfendeur (partie 2)

Author: dominique Categories: Interview / article de presse

Retrouvez ci-dessous la suite de l’interview réalisée par Corwen de Mythologica.net :

Quelle a été votre démarche de travail pour la réalisation de cette série ?

 
À la base, il y avait ce personnage, Nori. Ensuite j’ai travaillé à la réalisation d’une trame qui me permet de savoir dans quelle direction aller. Une fois cette trame terminée, je me suis lancé dans l’écriture de l’histoire. Très rapidement, je me suis rendu compte que celle-ci prenait trop d’ampleur pour être suffisamment fouillée et traitée au sein d’un même ouvrage. J’ai alors pris la décision de reprendre la trame de façon à bâtir la colonne vertébrale non pas d’un ouvrage, mais de trois. Le Doigt d’Uthar constitue le premier opus, Le Crépuscule d’Aegis, le second. Quant au troisième tome, la trame est achevée (dans ses grandes lignes) depuis ce moment. Une fois la trame rédigée, je m’astreins à aller au bout de mon premier jet sans aucun retour sur mes écrits. Il m’arrive bien sûr de ne pas être satisfait, d’avoir des idées complémentaires sur ce que j’ai couché sur le papier (ou plutôt sur le clavier), mais je m’interdis, à cette phase du travail, de retoucher mon texte. Aussi, je les note dans un document à part afin de m’en souvenir et de revenir dessus plus tard, le cas échéant. Une fois la première rédaction terminée, je me lance dans un long travail de correction, de réécriture, de modification. J’y associe toujours quelques beta-lecteurs qui m’apportent leur vision critique, leurs remarques et aussi le recul nécessaire vis-à-vis de l’histoire. La difficulté avec ce travail réside dans le fait qu’il est sans fin, car on peut toujours améliorer quelque chose. 
 
 
Nous retrouvons pas mal de référence à d’autres univers, notamment par les noms. Comment le lecteur doit-il les voir ? Il y a-t-il des hommages ? Le fruit du hasard ?

 
Je tire mon inspiration d’un terreau nourri de nombreuses lectures, de films, de jeux de rôle, de jeux sur ordinateur, mais également de la réalité qui nous entoure. C’est à partir de cet humus que se battit dans ma tête la trame, l’histoire, les personnages et le monde. Il apparaît de ce fait inévitable de retrouver des clins d’œil à d’autres romans, mais aussi à des films et à des jeux, certains volontaires et d’autres moins. Toutefois, je ne nierai pas que Tolkien représente pour moi l’auteur de référence et que je côtoie son monde depuis mon adolescence. Par voie de conséquence, mes écrits ont certainement subi son influence. Concernant les noms, je dois avouer que c’est plus complexe. Les noms de certains de mes personnages sont issus de noms de personnages de jeu de rôles voir de mmorpg, lesquels s’inspiraient probablement de certains personnages de romans dont ceux de ce grand auteur. Au fil du temps, ces noms me sont restés sans que j’en garde forcément leur origine. Ces noms m’étaient familiers et porteurs de sens. J’avoue ne pas m’être posé la question si tel ou tel nom avait d’ores et déjà été utilisé. À vrai dire, cela ne revêt pas beaucoup d’importance pour moi. En effet, lorsque vous lisez un roman policier, est-ce que vous vous posez la question de savoir s’il y a déjà un inspecteur Jacques dans un autre livre?
 
Vous parler de Tolkien : quel est, pour vous, son meilleur livre ? Avez-vous d’autres coups de cœur en SFFF ?
 J’aime beaucoup Tolkien et ce à plusieurs titres. C’est au travers de Bilbo Le Hobbit qu’une professeure de français m’a mis entre les mains étant jeune que j’ai réalisé que la littérature pouvait aussi rimer avec plaisir. Le seigneur des anneaux constitue pour moi une formidable épopée qui me fait vibrer depuis plus d’une vingtaine d’années maintenant. Hormis Tolkien, un autre auteur a toujours su emporter mon coeur, il s’agit de David Eddings avec ses fabuleux cycles (la Belgariade, la Mallorée, …)

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